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Vendredi 2 mai.
Cette date ne sera plus anodine pour moi, pour nous. Et encore moins pour toi.
Il y a comme un gout salée dans nos paroles et dans nos écritures, et à présent nos journées sont comme recouvertes d'une certaine absence, mais néammoins d'une constante présence qui ne mourra jamais.
Une infatigable douleur que tu sauras surpasser, je te le promet.
Tes yeux... Tes yeux ont déjà été les témoins de choses horribles, mais pas ça, non, pas ça!
Je me plaignais car ton sourire me manquait, tu me semblait si fuyante, distante... Putain, j'ai été si égoïste de me lamenter pour ça, si tu savais comme je m'en veux, même si je n'en pense pas moins, je m'en veux!
Et à présent, dans combien de temps aurais-je le plaisir de voir se magnifique sourire sur ton visage, de voir tes yeux verts troublants pétiller et briller? Quand bien même ce jour viendra, je serais que ton sourire sera voiler, hanté, forcé...
Je suis fatiguée. Fatiguée de savoir que tu souffres, fatiguée de savoir que tout ça n'est pas qu'un cauchemar, fatiguée de savoir que ce n'est rien, la douleur vient à peine d'arriver, elle a fait son entrée, et l'impact n'est pas entier, fatiguée de savoir qu'il t'arrive ces choses que tu ne mérites pas.
Dans le fond, personne ne le mérite.
Je suis fatiguée de ne pas avoir de mots pour te réconforter. Fatiguée de savoir que tu es fatiguée toi aussi...
Mais je ne serais jamais fatiguée de t'écouter. Je ferais des kilométres pour sécher ta moindre petite larme, et tu sais que ce n'est absolument pas une façon de parler. Je ferais du chemin, même en pleine nuit, si tu as besoin que je sois là, bien que ce ne soit pas trop nécéssaire car tu es entourée, mais qui sait, tu pourrais en avoir besoin. Je dormirais dehors s'il le faut, pour passer une petite heure à tes côté à Marolles sachant que je ne pourrais pas rentrer chez moi avant le lendemain. J'en ferais des choses, des choses que tu n'imagines pas et que tu ne conçois même pas, des choses que tu ne pourrais pas faire toi, et des choses que personne ne pourrait faire pour toi.
Mais il y a bien une personne que je n'égaliserais jamais, c'est bien ce que ta mére a fait.
J'éspére que tu sais que tu n'es pas seule, absolument pas seule, ta mére veille toujours sur toi, infatigable, sans relache, mais d'une toute autre façon à présent. Et je veillerait sur toi aussi, du mieux que je peux.
Ne fais surtout pas de mauvais choix, car, bien que ce soit une phrase de pouffe, c'est vrai que si tu tombes, je tombe avec toi, et je n'y réfléchirais même pas.
Prend soin de toi, pour ta mére, et pour moi, et pour tout ces gens qui t'aiment. Essaies de dormir un peu, tu risqueras de faire des rêves qui vont vraiment te surprendre...
Je t'aime.
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